L’ACRE (Aide à la Création ou à la Reprise d’une Entreprise) permet aux créateurs et repreneurs d’entreprise de bénéficier d’une exonération partielle de cotisations sociales pendant leur début d’activité.
Cette aide concerne notamment les micro-entrepreneurs, coachs, thérapeutes, consultants et praticiens du bien-être sous certaines conditions : perception de l’ARE, RSA, ASS, création en QPV, jeunes de moins de 26 ans, demandeurs d’emploi, etc.
Une réforme importante entre en vigueur en juillet 2026 : pour les micro-entreprises créées à partir du 1er juillet 2026, l’exonération ACRE passe de 50 % à 25 %.
Chez Houjo, nous constatons que beaucoup d’entrepreneurs ignorent encore qu’une demande doit désormais être faite dans un délai précis auprès de l’URSSAF.
Quand on lance son activité, les premières charges sociales peuvent faire peur.
C’est particulièrement vrai chez les coachs, thérapeutes et professionnels de l’accompagnement qui démarrent souvent avec :
- peu de visibilité financière ;
- une activité progressive ;
- des revenus irréguliers au début.
L’ACRE peut justement alléger cette période délicate.
Mais attention : les règles ont évolué, et une réforme importante arrive en juillet 2026 pour les micro-entrepreneurs.
Beaucoup de créateurs pensent encore que l’ACRE est automatique ou qu’elle fonctionne comme avant. Ce n’est plus le cas.
Qu’est-ce que l’ACRE ?
L’ACRE signifie “Aide à la Création ou à la Reprise d’une Entreprise”.
Il s’agit d’un dispositif permettant de bénéficier d’une exonération partielle de cotisations sociales pendant le début d’activité.
Concrètement, cela signifie que vous payez moins de charges sociales pendant une période limitée.
L’objectif est simple :
- faciliter le lancement d’une activité ;
- réduire la pression financière au démarrage ;
- encourager la création d’entreprise.
L’ACRE peut concerner :
- les micro-entrepreneurs ;
- les entreprises individuelles ;
- certaines sociétés (SASU, EURL, etc.) ;
- les activités libérales, commerciales, artisanales ou agricoles.
Qui peut bénéficier de l’ACRE ?
L’ACRE n’est pas ouverte à tous les créateurs d’entreprise.
Pour en bénéficier, vous devez créer ou reprendre une activité et vous trouver dans l’une des situations prévues par la loi.
Vous pouvez notamment bénéficier de l’ACRE si :
- vous percevez l’ARE (allocation chômage) ;
- vous percevez l’ASP après un licenciement économique ;
- vous êtes demandeur d’emploi non indemnisé inscrit depuis plus de 6 mois sur les 18 derniers mois ;
- vous percevez le RSA (revenu de solidarité active) ou l’ASS (allocation de solidarité spécifique) ;
- vous avez entre 18 et 25 ans ;
- vous avez moins de 30 ans et êtes reconnu handicapé ;
- vous créez votre activité dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV) ;
- vous bénéficiez de la PreParE (prestation partagée d’éducation de l’enfant);
- vous reprenez une entreprise en difficulté ;
- vous êtes bénéficiaire d’un CAPE (contrat d’appui au projet d’entreprise).
Vous ne devez pas avoir bénéficié de l’ACRE au cours des trois dernières années.
Les coachs et thérapeutes peuvent-ils bénéficier de l’ACRE ?
Oui. Les coachs, thérapeutes, praticiens du bien-être, consultants et formateurs peuvent bénéficier de l’ACRE lorsqu’ils remplissent les conditions d’éligibilité.
C’est très fréquent lors :
- d’une reconversion professionnelle ;
- d’un passage au statut d’indépendant ;
- d’une création de micro-entreprise ;
- d’une reprise d’activité après chômage.
Chez Houjo, nous constatons que beaucoup de professionnels de l’accompagnement oublient de vérifier leur éligibilité ou pensent à tort que l’aide s’applique automatiquement.
Que change la réforme ACRE de juillet 2026 ?
C’est le point essentiel à connaître.
À partir du 1er juillet 2026, l’ACRE devient beaucoup moins avantageuse pour les micro-entrepreneurs.
Jusqu’au 30 juin 2026, les micro-entrepreneurs éligibles bénéficient généralement d’une exonération de 50% des cotisations sociales.
Pour les créations de micro-entreprises réalisées à partir du 1er juillet 2026, cette exonération tombe à 25 %. (Service Public Entreprendre)
Concrètement :
- avant juillet 2026 : vous payez environ la moitié des cotisations habituelles ;
- après juillet 2026 : vous paierez environ 75 % des cotisations normales.
Pour beaucoup de créateurs, la différence représente plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d’euros sur la première année.
L’ACRE est-elle encore automatique ?
Non.
C’est une autre évolution importante.
Pour les micro-entrepreneurs, l’ACRE nécessite désormais une demande spécifique auprès de l’URSSAF.
Cette demande doit être réalisée dans un délai précis.
Passé ce délai, vous perdez le bénéfice de l’aide, même si vous remplissez toutes les conditions.
C’est l’un des pièges les plus fréquents aujourd’hui.
Quel est le délai pour demander l’ACRE ?
La demande doit être effectuée au plus tard dans les 60 jours suivant la création ou la reprise d’activité.
Beaucoup de créateurs pensent encore que l’exonération est automatique.
Or, sans demande dans les délais :
- pas d’ACRE ;
- pas de régularisation ;
- pas de rattrapage possible.
Quel est le montant de l’exonération ACRE ?
Le montant dépend :
- de votre statut ;
- de votre date de création ;
- de votre niveau de revenus ;
- du type d’activité exercée.
Pour les micro-entrepreneurs :
- création avant le 1er juillet 2026 : exonération d’environ 50 % ;
- création à partir du 1er juillet 2026 : exonération réduite à 25 %.
Pour les entrepreneurs hors micro-entreprise, le calcul dépend des revenus professionnels et du plafond annuel de la sécurité sociale (PASS).
Combien de temps dure l’ACRE ?
L’exonération est temporaire.
Pour les micro-entrepreneurs, l’ACRE s’applique pendant les 4 premiers trimestres civils suivant la création de l’activité. En pratique, cela représente environ 12 mois, avec une durée variable selon la date exacte de création de la micro-entreprise.
L’objectif est d’aider au lancement, pas de réduire durablement les charges sociales.
Faut-il créer sa micro-entreprise avant juillet 2026 ?
Pour certains créateurs, cela peut être stratégique.
Si votre projet est déjà prêt, créer votre activité avant le 1er juillet 2026 peut permettre de bénéficier de l’ancien niveau d’exonération plus favorable.
Mais attention :
- créer trop tôt sans préparation peut aussi fragiliser votre activité ;
- il ne faut pas créer uniquement “pour l’ACRE” ;
- le choix du statut, des CGV, du contrat et de la conformité juridique reste essentiel.
Chez Houjo, nous voyons régulièrement des entrepreneurs se concentrer uniquement sur les charges sociales… tout en oubliant les bases juridiques de leur activité.
Les erreurs fréquentes des créateurs d’entreprise
Penser que l’ACRE est automatique
C’est faux pour les micro-entrepreneurs.
Une demande doit être effectuée auprès de l’URSSAF.
Dépasser le délai des 60 jours
Passé ce délai, vous perdez l’aide.
Se focaliser uniquement sur les charges
L’ACRE aide au démarrage, mais elle ne remplace pas :
- un bon modèle économique ;
- des CGV adaptées ;
- un contrat solide ;
- une conformité RGPD ;
- une stratégie de développement.
Créer son activité sans cadre juridique
Chez les coachs et thérapeutes, c’est extrêmement fréquent.
Or :
- CGV ;
- droit de rétractation ;
- médiation de la consommation ;
- protection des données ;
- mentions légales ;
font partie des obligations essentielles dès le lancement.
Quelles obligations juridiques dès la création de votre activité ?
Beaucoup de professionnels pensent que le juridique peut attendre.
En pratique, certaines obligations existent dès vos premiers clients.
Vous devez notamment prévoir :
- des CGV adaptées ;
- un contrat d’accompagnement ;
- une politique de confidentialité RGPD ;
- des mentions légales et des CGU (conditions générales d’utilisation) sur votre site ;
- un médiateur de la consommation ;
- des factures conformes.
Chez Houjo, nous accompagnons justement les coachs, thérapeutes et professionnels du bien-être sur ces enjeux de conformité dès le lancement de leur activité.
FAQ – ACRE 2026
Qu’est-ce que l’ACRE ?
L’ACRE est une aide permettant une exonération partielle de cotisations sociales lors de la création ou reprise d’une entreprise.
Qui peut bénéficier de l’ACRE ?
Les demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA, jeunes créateurs, bénéficiaires de l’ASS, personnes en QPV et plusieurs autres catégories prévues par la loi.
L’ACRE est-elle automatique ?
Non, notamment pour les micro-entrepreneurs qui doivent effectuer une demande auprès de l’URSSAF.
Quel est le délai pour demander l’ACRE ?
La demande doit être réalisée dans les 60 jours suivant la création ou reprise d’activité.
Que change la réforme de juillet 2026 ?
Pour les micro-entreprises créées à partir du 1er juillet 2026, l’exonération passe de 50 % à 25 %.
Les coachs et thérapeutes peuvent-ils bénéficier de l’ACRE ?
Oui, s’ils remplissent les conditions d’éligibilité prévues par les textes.
En résumé
L’ACRE permet aux créateurs et repreneurs d’entreprise de bénéficier d’une exonération partielle de charges sociales pendant leur début d’activité.
Les coachs, thérapeutes et professionnels de l’accompagnement peuvent en bénéficier sous conditions. Une réforme importante entre en vigueur au 1er juillet 2026 : pour les micro-entrepreneurs, l’exonération passe de 50 % à 25 %. La demande doit désormais être effectuée dans les 60 jours auprès de l’URSSAF.
Et maintenant ?
Créer son activité ne consiste pas seulement à choisir un statut ou réduire ses charges sociales.
Pour exercer sereinement, les coachs, thérapeutes et praticiens du bien-être doivent aussi sécuriser juridiquement leur activité dès le départ : CGV, contrats, RGPD, médiation de la consommation, mentions légales, droit de rétractation.
Chez Houjo, nos packs juridiques ont été conçus spécifiquement pour les professionnels de l’accompagnement et du bien-être afin de vous aider à poser un cadre clair, conforme et professionnel dès vos premiers clients.




