Vous exercez comme coach, consultant, formateur, thérapeute ou praticien du bien-être et vous vous demandez ce qu’il se passerait si un client saisissait votre médiateur de la consommation ?
Rassurez-vous : une médiation n’est ni un procès, ni une sanction. Il s’agit d’une procédure amiable destinée à trouver une solution en cas de désaccord entre un professionnel et un consommateur. Encore faut-il comprendre comment elle fonctionne concrètement.
Dans cet article, nous vous expliquons les différentes étapes d’une médiation de la consommation, le rôle du médiateur, les droits et obligations de chacun, ainsi que les bonnes pratiques pour aborder cette situation sereinement.
Chez Houjo, nous accompagnons quotidiennement les professionnels de l’accompagnement humain afin qu’ils disposent d’un cadre juridique clair, conforme et rassurant, y compris en cas de litige avec un client.
Dans quels cas un client peut-il saisir un médiateur ?
La médiation de la consommation intervient lorsqu’un consommateur et un professionnel ne parviennent pas à résoudre un différend à l’amiable.
Pour les professionnels de l’accompagnement, les situations les plus fréquentes sont par exemple :
- un client qui demande le remboursement d’un accompagnement ;
- un désaccord sur des frais d’annulation ;
- une contestation concernant le contenu d’un programme de coaching ou d’une formation ;
- un litige relatif aux modalités d’exécution d’une prestation.
En revanche, la médiation ne permet pas de régler tous les conflits.
Elle ne porte pas sur les relations entre professionnels (BtoB), ni sur les litiges déjà examinés par un tribunal.
Il est également important de rappeler qu’un client ne peut pas saisir directement un médiateur au premier désaccord.
La loi prévoit une étape préalable obligatoire.
Avant la médiation : vous devez d’abord avoir tenté de résoudre le litige
C’est un point souvent méconnu.
Avant de saisir un médiateur, votre client doit d’abord vous adresser une réclamation.
Concrètement, il vous explique son désaccord et vous demande de trouver une solution.
Cette réclamation peut prendre différentes formes : un e-mail, un courrier ou tout autre échange écrit permettant de comprendre précisément l’objet du litige.
Dans de nombreux cas, cette étape suffit à résoudre le problème.
Un échange constructif, une explication complémentaire ou une solution commerciale permettent souvent d’éviter que le conflit ne s’envenime.
Si aucun accord n’est trouvé, ou si vous ne répondez pas dans un délai raisonnable, votre client pourra alors saisir le médiateur dont les coordonnées figurent dans vos conditions générales de vente, votre contrat ou sur votre site internet.
C’est précisément pour cette raison qu’il est indispensable de disposer de documents juridiques complets et à jour. Ils permettent non seulement d’informer correctement vos clients de leurs droits, mais aussi de fixer dès le départ les règles applicables en cas de difficulté.
Imaginons qu’un client saisisse votre médiateur : que se passe-t-il ensuite ?
C’est souvent le moment où les professionnels s’inquiètent.
Pourtant, la procédure est beaucoup plus simple qu’on ne l’imagine.
Prenons un exemple.
Vous êtes coach professionnel.
Après plusieurs séances, votre client estime que l’accompagnement ne correspond pas à ses attentes. Vous refusez de le rembourser, car vos conditions générales de vente précisent qu’aucun remboursement n’est possible une fois les séances réalisées.
Le client décide alors de saisir votre médiateur de la consommation.
Contrairement à ce que beaucoup imaginent, vous ne recevez pas une convocation devant un tribunal.
Vous êtes simplement informé qu’une demande de médiation a été déposée.
Le médiateur commence alors par vérifier que le dossier est recevable.
Il contrôle notamment que :
- le client est bien un consommateur ;
- une réclamation préalable a été effectuée ;
- le litige entre bien dans son champ de compétence ;
- aucune procédure judiciaire n’est déjà en cours.
Si ces conditions sont remplies, la médiation peut commencer.
Le médiateur écoute les deux parties
Une fois le dossier accepté, le médiateur recueille les observations de chacun.
Vous pourrez transmettre les éléments qui vous semblent utiles pour expliquer votre position :
- votre contrat ou vos conditions générales de vente ;
- vos échanges avec le client ;
- les documents remis pendant l’accompagnement ;
- tout élément permettant de comprendre le contexte.
Le client fera de même de son côté.
Le rôle du médiateur n’est pas de désigner un gagnant et un perdant.
Il ne représente ni le client, ni le professionnel.
Son objectif est de comprendre le différend et de rechercher une solution équilibrée, acceptable pour les deux parties.
C’est une différence essentielle avec une procédure judiciaire.
Le médiateur n’est pas un juge. Il ne prononce ni condamnation, ni sanction.
En revanche, plus vos documents contractuels sont clairs et plus vos échanges avec votre client sont précis, plus il lui sera facile de comprendre le cadre dans lequel votre accompagnement s’est déroulé.




